Le comportement des nouvelles générations est en train de bousculer le business de la coiffure. Certaines croyances héritées des années low cost vont s’effondrer. Les clients d’aujourd’hui – et encore plus ceux de demain – ne cherchent plus le prix le plus bas, ils cherchent les meilleurs. Ils veulent bien payer plus… mais pour mieux. Ce n’est pas un slogan, c’est un tournant sociologique et économique observé dans plusieurs secteurs premiumisés ces dernières années dans la beauté, la restauration ou encore l’hôtellerie.

Stéphane Amaru, coach, formateur, influenceur, agitateur, expert en formation hybride, Multi Awards Winner
VENDRE UNE TRANSFORMATION, UNE IDENTITÉ
Ce public est influencé par les réseaux sociaux, il « swipe » de salons en salons au rythme du mood digital. Il espace davantage les visites mais dépense plus à chaque passage, à condition bien sûr que l’expérience suive ! Le vrai enjeu est là : arrêter de vendre des prestations. Commencer à vendre une transformation, une identité, une sensation « waouh ».
LE RETOUR DE LA COUPE ET DU COIFFAGE
Cette mutation annonce la fin du clonage Instagram : le même wavy blond, les mêmes balayages, les mêmes feeds… Les couleurs devront se réinventer. Quant aux coupes et aux coiffages plus complexes, ils reviennent sur le devant de la scène. Les bons coupeurs vont redevenir le nerf d’une guerre économique. Les tendances montantes s’orientent vers un style « Pop Manga Chic » : plus déstructuré, plus assumé.
L’HYPERSPÉCIALISATION
Aujourd’hui, la nouvelle consommation beauté pousse vers l’hyperspécialisation : on n’ira plus « tout faire au même endroit », mais plutôt de spécialistes en spécialistes. Être moyen en tout ne suffira plus.
CEUX QUI VONT SOUFFRIR ?
- Les concepts low cost car les jeunes pros ne veulent plus travailler « à la chaîne ».
- Les barbers monoexpertise, avec le retour du cheveu long masculin.
- Les franchises incapables de proposer une expérience différenciante.
Les franchises incapables de proposer une expérience différenciante. Le prix bas, les prix cassés : un argument qui ne convainc plus personne. Le travail est devenu un critère d’image. Les clients paient une appartenance.
LE MÉTIER VA MAL ? OU CE SONT JUSTE CERTAINS SALONS ?
On entend souvent : « En ce moment, la situation est compliquée ». Soyons clairs : les salons qui l’affirment parlent finalement d’eux-mêmes. À l’occasion des formations que je dispense, je parcours la France toute l’année. Et je vois une majorité silencieuse de salons qui vont bien, qui augmentent leurs prix, qui se forment, qui premiumisent leur salon, et qui installent des leviers d’expérience puissants. Ces salons-là recrutent quand d’autres se plaignent. Ils inspirent. Ils donnent envie. Ils gagnent.
LA CONCLUSION QUI PIQUE (UN PEU)
Vouloir être moins cher que le voisin n’est plus une stratégie. C’est une défaite annoncée.
L’avenir appartient aux salons qui :
- se spécialisent,
- maîtrisent les codes du premium,
- et osent être meilleurs plutôt que moins chers.
Le marché ne s’effondre pas. Il se transforme. PREMIUMISEZ-VOUS.
Biblond, pour les coiffeurs !








