Olab Paris, Paris
@0livierlebrun
Les lectrices de Vogue, Elle ou Marie-Claire connaissent bien son nom. Tombé un peu par hasard dans la coiffure, ce hair artist fait partie de ceux qui comptent dans le milieu de la mode, œuvrant pour les plus grandes maisons (Chanel, Dior, Gucci, Versace, Givenchy…).
Mais comment devient-on une star de la coiffure studio ?
Après le bac, son père lui présente Alain Zinzius, MOF et membre de l’équipe de France. CAP en accéléré, il a 18 ans, une passion pour la matière et une furieuse envie de s’exprimer. « L’artistique me le permettait. J’ai vite compris que si je voulais faire carrière dans la mode, il fallait que j’assiste les plus grands coiffeurs. » Un contrat, puis deux… Quand il ne travaille pas, il s’entraîne sans cesse pour se perfectionner. « Pour être dans l’excellence, il faut être rapide et hypertechnique. Mais aussi savoir maîtriser les outils et les produits. Nous sommes des révélateurs de beauté. »
Au gré de ses expériences, il apprend aussi à maîtriser l’anglais. « J’ai eu la chance de voyager partout dans le monde et de rencontrer le monde des journalistes. J’ai dû apprendre à m’exprimer pour faire passer des messages précis. »
En 2017, il pose ses valises en ouvrant son adresse Olab Paris. « Je voulais un lieu intimiste pour offrir des prestations “studio” aux femmes, axées sur le soin et orchestrées par une équipe comme lors d’un shooting. »
Son actualité ? « Nous lançons un protocole qui reconstruit les cheveux avec des produits 100 % naturels. »

Ses essentiels
Le sèche-cheveux Black Star Ionic de BaByliss Pro. Le design, le flux d’air, la température, le poids, l’équilibre et la longueur du câble.

Pour un coiffeur, la brosse est essentielle. Grâce à une manufacture, j’ai pu créer la mienne, en bois et en poil de sanglier avec la plus haute qualité de soies.

J’ai trois paires de ciseaux de la marque Osaka qu’un ami m’a fait découvrir au MCB il y a deux ans, deux en coupe droite taille 5 et 7 et un sculpteur.

La laque Elnett de L’Oréal. On peut tout faire avec et elle a ce parfum unique. Irrésistible !

Je réalise mes sections avec des pics à chignon que j’achète chez Delorme. Avant, j’utilisais des baguettes chinoises. Je n’aime pas les pinces, qui tirent ou cassent les cheveux quand on les enlève

Mes mains. Elles sont toujours soignées et propres. C’est l’outil indispensable, le prolongement de notre cerveau. Les coiffeurs ont tendance à l’oublier. L’élégance de la gestuelle est tellement importante.

Le miroir. Au départ, c’est notre pire ennemi puis il devient notre meilleur ami, un allié pour bien travailler. Je ne supporte pas les photos qui montrent une cliente de dos sur les réseaux sociaux. C’est tellement égocentré. Le coiffeur ne montre que son travail. J’apprends à mes clientes à se regarder et à se trouver belles face au miroir.

Biblond, pour les coiffeurs !








