LUCAS KACZMAREK au chevet d’Eugène Perma
Depuis quatre mois, Lucas Kaczmarek pilote la direction générale d’Eugène Perma Professionnel. Un nouveau défi de taille pour ce professionnel du secteur qui a démarré sa carrière dans les capillaires au sein de la branche GMS de Procter & Gamble. Lorsque la firme américaine rachète Wella en 2007, il choisit le secteur de la coiffure. Il passera dix-neuf années chez Wella aux côtés de Marco Eula, aujourd’hui numéro deux d’Alfaparf Milano, l’une des entités du consortium, avec Superga Beauty et Naturopera, qui vient de faire l’acquisition d’Eugène Perma.

Comment avez-vous appréhendé l’entreprise en arrivant ?
La situation était très complexe car nous avons dû recréer une nouvelle société – Alfaparf France avec pour nom commercial « Eugène Perma Professionnel ». Je dois gérer l’historique car Eugène Perma est une marque à forte notoriété et, en même temps, soigner les plaies puisque l’entreprise a vécu six mois d’activité très faible avec des clients qui n’ont pas été servis pendant deux mois.
Concrètement, quelles ont été vos premières actions ?
Naturellement, il y a eu restructuration des équipes. Il a également fallu réaliser une transition informatique pour relancer les commandes, les livraisons et la facturation. Comme les approvisionnements ont été arrêtés pendant un mois, nous avons démarré avec de faibles stocks. Superga Beauty a relancé les approvisionnements, mais les délais restent assez longs. La situation est stabilisée depuis mi-mars. En même temps, il a fallu communiquer, relancer et surtout rassurer les clients.
Quelle feuille de route vous êtes-vous fixée pour cette année ?
Reprendre la dynamique de lancements de nouveaux produits sur les marques d’Eugène Perma, en jouant notamment sur les synergies avec Alfaparf Milano. Je suis un homme de challenge et j’avoue que, depuis mi-décembre, le défi est assez épicé ! J’ai la chance d’avoir à mes côtés une équipe très engagée. L’entreprise a beaucoup souffert, nous avons perdu des clients, mais je suis très optimiste pour la suite car nous avons des partenaires puissants. Pour l’heure, nous restructurons le back office et nous recrutons pour combler les postes vacants. Les formations sont d’ores et déjà relancées.
Côté artistique, nous proposons des visuels plus light pour ce printemps-été mais nous disposerons de collections complètes pour l’automne-hiver 2024-2025. Enfin, nous étions présents au dernier Cosmoprof sur le stand d’Alfaparf Milano qui nous avait réservé un bel espace. Eugène Perma Professionnel ne réalise qu’un quart de ses ventes à l’international et je compte bien m’appuyer sur le réseau de distributeurs à l’international d’Alfaparf Milano pour renforcer notre présence hors de l’Hexagone.
Peut-on dire qu’Eugène Perma Professionnel est encore une entreprise française ?
La marque est devenue la filiale française d’Alfaparf Milano, un groupe italien. Mais cela reste une love brand avec sa recherche, son développement en France et une fabrication française. En clair, nous gardons le made in France !
MARIE-ALICE CHAPUIS veut professionnaliser Marcapar
Passionnée par les produits, Marie-Alice Chapuis a œuvré pendant dix-neuf ans dans l’industrie cosmétique, en travaillant notamment pour le Club des Créateurs de Beauté, la marque de maquillage professionnelle Stila, puis Bioderma pendant dix ans et le MS Beauty Lab dont elle était membre du comité exécutif. En janvier dernier, elle a rejoint Marcapar au poste de directrice générale de la marque.

Quelles sont vos ambitions avec Marcapar ?
Ma volonté est d’accélérer la croissance de Marcapar et de rendre accessible au plus grand nombre la coloration végétale car je suis convaincue qu’elle représente l’avenir de la coloration. Les consommatrices ont déjà pris le virage du clean et du naturel pour les soins de la peau et le maquillage. Le cheveu va suivre, j’en suis convaincue.
Quelles ont été vos premières actions en arrivant chez Marcapar ?
Je suis encore en phase d’intégration et d’immersion. Je rencontre donc nos équipes et nos clients coiffeurs pour comprendre leurs besoins et leurs attentes. J’ambitionne de développer la notoriété de la coloration végétale auprès des consommatrices en leur faisant connaître cette alternative au chimique et en levant tous les freins potentiels.
Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour 2024 ?
Je veux renforcer le partenariat et l’accompagnement pour nos coiffeurs partenaires afin de renforcer leur attachement à la marque. Quand on devient coloriste végétal, on réapprend un nouveau métier. Donc nous voulons faire de nos clients coiffeurs les meilleurs dans leur domaine, les aider à optimiser la revente, leur donner des clés pour bien consulter, leur proposer les meilleures formations, des produits novateurs et les accompagner au niveau des services.
Mon objectif est de consolider notre présence sur le marché français, mais aussi de mettre en oeuvre une réflexion stratégique pour le déploiement de la marque à l’international dans un futur proche. Actuellement, tout le travail porte sur le repositionnement de la plate-forme de marque afin d’avoir une image forte et des messages clés cohérents. Mon but est de professionnaliser Marcapar tout en accélérant sa croissance.
Comment travaillez-vous avec Christian Roche ?
Il est le président-fondateur de Marcapar. Il est passionnant, c’est un expert dans son domaine et c’est un visionnaire qui a 10 000 idées à la seconde. Nous sommes très complémentaires. Il va plus s’attacher désormais à la stratégie globale, l’artistique, la technique et la R&D, quand je mettrai mes compétences au service de sujets opérationnels
Biblond, pour les coiffeurs !








