1 marque, 1 histoire : Mod’s Hair, la French Touch

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Fondée il y a plus de cinquante ans par Frédéric et Guillaume Bérard, qui ont inventé le métier de coiffeur studio, la marque Mod’s Hair reste sur le devant de la scène mode.

Nous sommes en 1968… Dans la rue, la révolte étudiante gronde. Frédéric et Guillaume Bérard révolutionnent quant à eux le monde de la beauté en inventant le métier de coiffeur studio. Les mannequins étaient coiffés en amont ou portaient des perruques…

Le duo créatif en décide autrement. Ils seront les premiers à coiffer en live les plus belles femmes, shootées ensuite par les plus grands photographes pour la presse ou les couturiers. Dans cette
nouvelle aventure professionnelle, le coiffeur fait partie intégrante d’une équipe au service d’une image.

Afin de s’adapter aux contraintes d’une séance, ils suppriment les rouleaux pour privilégier le brushing, revisitent les bases pour libérer la chevelure. À l’époque, la couverture de Vogue ou Elle peut transformer le visage de la rue. Les lectrices ne rêvent que d’une chose : être coiffées par ceux qui créent les looks des covers girls. Ainsi est ouvert, en 1974 à Paris, le premier salon Mod’s Hair et, très vite, la file d’attente s’étend sur le trottoir de la rue de Rennes.



Surfer et Dry Cut, des techniques signatures

La marque a toujours su prendre une longueur d’avance, inventant le coiffé-décoiffé, mais aussi des techniques devenues signature comme le Surfer – un balayage qui permet de reproduire les cheveux éclaircis par le soleil et la mer – ou la Dry Cut – une coupe sur cheveux secs importée des États-Unis.

Autre tour de force ? S’exporter dès 1981 avec la première franchise au Japon.

Au fil du temps, elle assied une identité forte et développe un savoir-faire unique dans le monde.

Aujourd’hui, elle compte près de 250 salons en France et à l’international, 5 centres de formation et 1 000 coiffeurs au sein de ses équipes. Comme les plus grandes maisons de couture, elle connaît un nouvel élan depuis 2014, quand Alain Viot, l’actuel PDG, décide de réveiller la belle endormie.

Nuits parisiennes

Si le duo fondateur reste en charge de la direction artistique, la marque peut compter sur une solide équipe pour poursuivre son déploiement. Citons Frédéric Darmon, devenu, en 2022, directeur général associé ; Laurent Batas, directeur du développement Groupe Mod’s Hair ; et Nolan de Sainte Claire, directeur général associé. Ce dernier, spécialiste de la transformation digitale, a permis d’être précurseur sur les réseaux sociaux.

L’un des atouts de Mod’s Hair ? Une French Touch qui fait rêver la planète. La nouvelle collection Nightlife nous invite au cœur des nuits parisiennes. Et s’inscrit totalement dans l’air du temps avec une variation du Surfer pour les brunes, le Dark Surfer. Mais aussi un carré rouge flamboyant et des boucles assumées.

L’autre force du groupe ? Le rachat de Lucie Saint-Clair en 2018 puis Hair-City, couvrant ainsi tout le marché de la coiffure, de l’entrée de gamme au luxe.

UN FLAGSHIP À FORTE SYMBOLIQUE

Installé au 248, rue Saint-Honoré à Paris, là où se trouvait le premier salon Toni & Guy en France, le  flagship de Mod’s Hair, ouvert en 2022, est un lieu hybride dédié à la coiffure. Pensé et décoré selon les nouveaux codes de l’enseigne, l’espace de 300 m2 accueille le salon académie et les bureaux du digital.

3 questions à ALAIN VIOT, PDG DE MOD’S HAIR
Diplômé de l’Essec, Alain Viot, à la tête de Mod’s Hair depuis 2014, est issu du monde du luxe.

Vous avez fait vos armes chez Cartier, J.M. Weston, ou encore au sein du groupe
Richemont… Comment passe-t-on du luxe à la coiffure ?

Je cherchais à reprendre une marque, de préférence une belle endormie qui présentait un vrai potentiel de développement. Mon beau-frère, Laurent Batas, travaillait chez Mod’s Hair. La coiffure intègre les mêmes valeurs que celles que j’ai connues dans le luxe : l’expérience et les relations avec les clients, le savoir-faire, l’exigence. Je me suis senti à l’aise pour apporter mon expertise et les valeurs prônées par l’enseigne m’ont plu tout de suite.

Justement, quel est l’ADN de la marque ?

Il s’articule autour de trois piliers : l’histoire, le lien avec la mode et l’international. La marque a été créée il y a cinquante-cinq ans en s’appuyant sur une vraie idée. C’était une start-up avant l’heure ! Frédéric et Guillaume Bérard ont inventé le métier de coiffeur studio et ils ont noué un lien très fort avec la mode, que nous perpétuons et renouvelons en permanence. C’est ainsi que nous avons su moderniser notre image, nos équipes et notre clientèle. Nous accompagnons les jeunes entrepreneurs. En 2023, six coiffeurs, âgés de 22 à 32 ans, ont ouvert leur salon avec nous. Enfin, je dirais que nous sommes challengers en France, leaders à l’international où notre taux de notoriété spontanée est autour de 70 %.

Les projets ?

Nous avons su répondre aux nouvelles attentes en créant des looks modernes auxquels nous formons tous nos coiffeurs. Depuis octobre, nos formations sont ouvertes à l’externe. Notre volonté est d’attirer de nouveaux talents et de partager notre savoir-faire. Autre nouvelle : nous nous implantons au Luxembourg



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