
Stéphane Amaru, coach, formateur, influenceur, agitateur, Expert en formation hybride, Multi Awards Winner
Doit on reconnaître la coiffure comme métier à pénibilité et à risque ?
Je pense que OUI ! Notre fédération devrait prendre ce sujet au sérieux et faire remonter ces informations au plus haut niveau… Se battre pour que les coiffeurs arrêtent à 64 ans en créant un régime spécifique à notre métier !
J’écris cet article à la suite d’une rencontre qui a piqué ma curiosité. J’ai rencontré une équipe d’ingénieurs dans la qualité de l’air, ils ont créé leur société qui s’appelle « Cricket ». Vous ne les connaissez probablement pas car leur coeur de métier est d’équiper les salles d’opérations en médecine de purificateurs d’air de filtres spécifiques… Ils ont décidé d’aller sur le secteur de la beauté et surtout de la coiffure.
Ils m’expliquent que mon métier est dangereux car la diffusion de particules fines dans nos locaux explose et nous sommes directement impactés, plus que le grand public. Un coiffeur sur trois aura de l’asthme, un sur trois aura des problèmes respiratoires, et un sur trois aura un cancer lié a son activité. Je me défends en expliquant que nous sommes équipés de VMC et, pour certains, depuis la Covid-19 de purificateurs d’air. Cela les amuse… et ils m’expliquent que la VMC réduit mais ne protège pas, que les purificateurs d’air sont à usage grand public et ne sont pas adaptés car il ne filtrent pas spécialement nos utilisations chimiques…
La coiffure a été le thermostat de tous les artisans pendant la crise de la Covid-19 et elle a même été classée « activité essentielle ». Nous faisons partie des plus gros employeurs de France.
La coiffure, ce n’est pas moins risqué que la SNCF ou moins pénible que les éboueurs qui, eux, ont des régimes spéciaux. Dans ce métier à pénibilité et à risques avérés, nous, nous commençons très tôt.
La liste des risques pour les coiffeurs est longue… et connue depuis longtemps. Et qu’en est-il malgré tout ? Rien !


TMS, asthme, risque de dérèglement du mécanisme allergique, problème cutané par coupures et transmission de virus, problème de peau, risque de cancers, problèmes respiratoires…
La station debout permanente, les mêmes gestes à répétitions finissent par avoir des conséquences sur la santé à court ou long terme, des milliers de coiffeurs en fin de carrière peuvent en témoigner. Les opérations des épaules sont légion, les problèmes de canal carpien toucheront un coiffeur sur deux, les sciatiques bras jambe… Un coiffeur sur deux risque de finir avec un handicap. Et je n’évoque que les plus évidents…
Mais il y a aussi le risque lié aux particules fines dans notre activité spécifique. Couper les cheveux expose nos poumons aux poussières, mais ce n’est qu’un début. Tous les services que nous proposons sont à risque. Avoir une VMC avec sortie d’air forcé devrait être obligatoire et non juste conseillé, le masque, les gants en vinyle pour les shampooings et l’application de produits chimiques doivent l’être aussi.
Tous les salons doivent être équipés de purificateurs d’air avec des filtres longue durée adaptés à la coiffure !
Un purificateur d’air inadapté diminuera l’impact mais ne protégera pas ! Merci à la société Cricket de s’intéresser aux métier de la beauté !
Composants problématiques :

Les fournisseurs ont une responsabilité, ils doivent bannir ou faire évoluer certains de leurs produits chimiques. Nos syndicats doivent nous représenter et faire valoir un régime spécifique à la coiffure pour un départ plus tôt à la retraite. C’est une priorité !
Alors, selon vous, la coiffure devrait-elle faire partie des régimes spéciaux ? Nous attendons vos commentaires et témoignages !
Biblond, pour les coiffeurs !








