Biblond n°19 : Qui suis-je ?

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Mes racines…

Je suis né le 4 juillet 1962, dans le centre du Portugal. Depuis ce jour, les États-Unis organisent une grande fête ! Je suis l’avantdernier de six enfants. Je suis arrivé en France à 13 ans.

 

Mon déclic…

Mon grand-père et un de mes oncles étaient coiffeurs, mais ce n’est pas du tout ce qui m’a poussé à l’être. À l’adolescence, je voulais être enseignant, mais mes parents ne pouvaient pas financer de longues études.

Un jour, mon père se rendit à Drancy chez son coiffeur habituel qui cherchait un apprenti. J’avais à peine 15 ans. J’ai fait un essai : une révélation dès le premier jour ! Être coiffeur est devenu une évidence. J’ai passé le CAP au bout de la première année, puis le Brevet professionnel… À 19 ans, j’avais tout raflé.

 

Mon premier salon…

Je me suis installé à mon compte à l’âge de 21 ans. J’ai trouvé un bel espace dans les cités de Bondy. Il a bien marché jusqu’à ce que je voie la clientèle traditionnelle s’en aller. Nous étions onze à travailler, à faire une centaine de fiches par jour.

En parallèle, j’ai ouvert un deuxième lieu en centre-ville, mais je m’y sentais moins bien, moins libre. J’ai failli l’agrandir en achetant la boutique à côté, avant d’y renoncer. Et pourquoi pas avenue Mozart, dans un quartier où avait autrefois vécu ma femme ?

En 2003, j’ai visité ce salon où tout était à refaire,mais il dégageait un beau potentiel.Dès que j’ai pénétré dans ce lieu, je m’y suis senti bien. Il y avait une âme dans ce local qui était déjà un salon auparavant. J’ai revendu en 2006 mon dernier salon de Bondy.

 

Mon salon actuel…

J’ai exploité la longueur du lieu. Sa profondeur donne une belle perspective sur l’extérieur. J’ai repris mes crayons et ma règle, et j’ai dessiné mon salon tel que je l’imaginais. J’ai fait en sorte de ne pas avoir du tout de vis-à-vis lorsqu’on en est train de coiffer une cliente, afin qu’elle ne rencontre jamais le regard d’une autre, pour donner l’impression d’être en cabine…Je voulais quelque chose de très épuré et de simple. J’ai ouvert en plein été 2003. C’était dur au début, il y avait déjà douze autres salons dans l’avenue. Dans un premier temps ne venait que la clientèle des alentours.Aujourd’hui, nous sommes neuf et des gens viennent de loin.

 

Mon rayonnement…

J’ai très vite rejoint le groupement artistique de la Haute Coiffure française en 1987. J’ai eu la chance de faire quelques shows, au Portugal notamment. Mais je ne pouvais pas trop m’absenter du salon. C’est difficile de concilier les deux. Le salon peut en pâtir. Et il faut faire attention, parce que c’est une source nettement plus sûre que quelques contrats aléatoires.

Aujourd’hui, je me sens beaucoup plus libre. Je commence à avoir une équipe qui peut réellement me seconder.Dans un premier temps, il faut forger son nom, une image et être là. Ensuite, il faut former ceux qui pourront vous représenter. Je suis devenu Meilleur Coiffeur de l’année 2005. Pour moi, ce fut un tournant !

 

Dans mon sac…

Je transporte mon ordinateur dans mon sac avec des clés USB pour montrer mes réalisations, au cas où… J’emmène toujours un appareil photo. Et un tas de paperasses qui ne me servent à rien. Bref, mon sac est toujours inutilement lourd !

 

Ma playlist…

J’écoute de la musique latino, de la salsa (je prends des cours), le Merengue, Édith Piaf, Amalia Rodrigues…Pour la playlist du salon, je me fais aider par les jeunes !