Thierry Lothmann dirige un groupe de 100 salons, fort de deux enseignes : Lothmann et Valentin.
« Je suis devenu coiffeur par hasard et par sécurité. À 12 ans, j’étais modèle pour des petits défilés et j’ai trouvé l’univers sympathique. Ma tante est coiffeuse et tout naturellement, au collège, je me suis orienté vers ce métier. Pendant les premières années, je me suis installé dans le Pas-de-Calais pour continuer à apprendre. Je considère qu’il faut dix ans pour faire un bon coiffeur. Petit à petit, mon métier a pris une autre dimension. J’ai réalisé que je devais coiffer, couper, colorer mais surtout rendre mes clientes heureuses et rayonnantes. C’est la question que je pose à mes collaborateurs : serez-vous capables de rendre heureuse 150 femmes par mois ? C’est une façon de mêler le côté qualitatif de notre métier, qui est artisanal, et l’aspect quantitatif de la vie de salon. Mes années de coiffeur restent les plus belles de ma vie. J’ai beaucoup reçu de mes clientes. Elles me donnaient une énergie incroyable ! Il faut toujours garder en tête l’aspect psychologique de notre métier, et pour cela il faut une certaine maturité. Aujourd’hui, j’ai quitté mon fauteuil pour diriger un groupe. Je gère 700 collaborateurs. Je m’efforce de donner du sens à leur implication dans l’entreprise : mon groupe a une histoire, une identité, des valeurs. D’ailleurs, j’ai appelé ma filiale « Valentin », un clin d’oeil aux racines de mon entreprise puisque je suis né un 14 février !
Biblond, pour les coiffeurs !







