Ma vie en salon avec Nicolas Henry : le coiffeur spécialiste des extensions

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Fils de coiffeurs, Nicolas Henry a bien failli venir au monde dans le salon de ses parents. Doué à l’école, il démarre son apprentissage à 14 ans, passe son CAP en deux ans au lieu de trois et obtient son BP à 18 ans. Après avoir oeuvré dans des salons en France et à l’étranger, il choisit de travailler dans l’entreprise familiale. Spécialiste des extensions et des cheveux texturés, formateur Redken depuis ses 23 ans, Nicolas inaugurera en décembre prochain un nouveau salon dans le très chic XVIe arrondissement parisien.

LES FRUITS D’UN TRAVAIL BIEN FAIT

Depuis des années, Nicolas fait figure de précurseur en s’étant spécialisé dans la pose d’extensions capillaires. Les clientes se pressent donc dans son salon pour bénéficier d’une crinière de rêve. Or, deux d’entre elles, qui ne se connaissaient pas, se sont retrouvées placées l’une à côté de l’autre dans un avion. « Elles se sont observées et se sont mises à discuter de leur chevelure respective. Et elles se sont aperçues qu’elles portaient toutes les deux des extensions posées par moi », s’amuse Nicolas. Avant d’ajouter : « Une rencontre incroyable et imprévisible. Mais j’ai eu le plaisir de constater que mes deux clientes étaient très satisfaites de mon travail. »



UNE CHEVELURE QUI REND JALOUX

Une très belle femme franchit un jour les portes du salon de Nicolas. Elle porte des cheveux courts et lui confie qu’elle rêve… de cheveux longs. Ce n’est pas un problème pour ce spécialiste des extensions… Ravie de son nouveau look, elle rentre chez elle et demande à son mari ce qu’il en pense. Pas de réponse. Le lendemain matin, alors qu’elle prend son petit-déjeuner, le mari, jaloux de la beauté de son épouse, lui coupe une large mèche de cheveux dans le dos. Horrifiée, la cliente retourne au salon. « Il a fallu tout refaire car il avait coupé la moitié de sa chevelure. » Toujours fidèle à Nicolas, la cliente a en revanche divorcé de son mari jaloux !

LISSAGE GAGNANT

Nicolas et son père, d’origine guadeloupéenne, se sont attachés depuis toujours à coiffer tous les types de cheveux, y compris texturés. Une spécificité qui a participé à leur notoriété en Île-de-France. C’est ainsi qu’en 2005 une Antillaise débarque au salon. « Visiblement, j’étais trop jeune et trop blanc pour la coiffer », s’amuse-t-il. Méthodique, Nicolas Henry ne se démonte pas. « Je lui ai expliqué calmement mon diagnostic. Ses cheveux étaient fins et presque crépus, cassés au niveau du vertex occipital à cause de défrisages multiples. En plus, elle voulait masquer ses cheveux blancs. »

Nicolas a donc commencé par lui faire une couleur, puis une coupe avant de procéder à un lissage dans un deuxième temps. « Ses cheveux ont repoussé sans se casser. Elle était tellement contente qu’elle m’a envoyé toutes ses amies comme clientes, et aussi sa fille qui venait de Verdun se faire coiffer », se félicite Nicolas avant d’ajouter : « En 2005, le lissage était une technique révolutionnaire et peu de coiffeurs la maîtrisaient. Preuve qu’il est important de se former régulièrement. »



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