Talents au féminin : moteur, ça tourne et… action!

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Passionnées par la coiffure d’époque, ces trois femmes sont les petites mains du cinéma français, emportées par une aventure humaine qui unit les forces vives autour d’un projet collectif.

Laure Philip

Prévue en 2023, l’adaptation de l’oeuvre de Dumas, Les Trois Mousquetaires, est une production à gros budget réalisée par Martin Bourboulon.



Et pour transformer le prestigieux casting, l’équipe a pu compter sur le talent de trois passionnées de la coiffure d’époque. Coline Bourdère, Laure Philip et Laurence Collas auront participé à la crédibilité des personnages. Les deux premières, originaires de Toulouse, se croisent régulièrement depuis leur formation au Théâtre du Capitole, où elles ont acquis une solide culture.

Laurence, parisienne, a gravi les échelons chez Biguine… « Cela m’a permis de voyager et m’a ouvert la porte des studios télé », se souvient celle qui a coiffé Christophe Dechavanne ou Laurence Ferrari mais aussi les équipes de C8 ou de Canal Plus avant de s’aventurer dans le cinéma en 2015. Le déclencheur ? Son travail sur la série Versailles. « J’aime raconter une histoire, créer des personnages… Avoir les références nécessaires pour être juste », poursuit-elle, aujourd’hui sur le tournage de Paris Police. Son livre de chevet ? Fashion in Hair de Richard Corson.

Débutante sur le tournage d’Eiffel, Laure a tenté une école de maquillage après un BP chez Romain Mouynet. « En découvrant la perruquerie, j’ai décelé ma fibre artistique. » Même si elle vient de décrocher un contrat de quatre mois à la Comédie-Française, elle sait qu’elle reviendra au 7e art. « C’est un métier créatif, technique et varié. On rencontre toujours de nouvelles personnes et on découvre de nouvelles méthodes ! »

Coline Bourdère

Pour compléter ses connaissances acquises sur le terrain, Coline s’est construit une bibliothèque de livres d’histoire. « De tous temps, la coiffure a joué un rôle important. Le coiffeur était très présent dans l’intimité des rois. » Ses conseils ? « Il faut savoir se rendre disponible, même au dernier moment. Travailler sans relâche. Le travail, c’est la clé de la réussite », explique celle qui compte aussi sur son CV Le Bal des folles de Mélanie Laurent.

Laurence Collas

Même constat pour Laure. « C’est un petit milieu, il n’est pas évident d’y entrer, mais avec de la persévérance et du travail, on y arrive. » Patronne d’un salon pendant quinze ans, Laurence encourage aussi la polyvalence. « Je me refuse à avoir la double compétence maquillage et coiffure. Mais hélas, on la demande de plus en plus. »

Toutes trois s’accordent à dire que la vie de plateau n’est pas de tout repos, les tournages s’éternisant, parfois loin du domicile. Maman, Laurence gère, tant bien que mal, les horaires et les contraintes de déplacement. Coline revendique cette instabilité. « Je ne sais pas quel sera mon planning de la semaine prochaine. Il faut être très flexible. J’aime travailler intensément puis faire un break. Voyager dans le temps, c’est une chance ! Nous découvrons aussi des lieux incroyables et nous coiffons des stars. »

Ont-elles rencontré des difficultés en tant que femmes ? Pas vraiment. « On est plus exigeant envers les femmes, qui sont moins bien représentées, mais cela tend à changer… », reconnaît Laurence. « C’est merveilleux de participer à une aventure collective. Ce travail d’équipe est bien résumé par la devise de la Comédie-Française : Simul et singulis, être ensemble et être soi-même. » Son plus souvenir ? « Le biopic Suprêmes. Un tournage extraordinaire avec la réalisatrice Audrey Estrougo. Et NTM, c’est toute ma jeunesse ! » conclut-elle.



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