En matière de protection de l’environnement, Davines fait figure d’exemple car c’est incontestablement la marque dont les exigences sont le plus abouties. Au point de devenir en 2016, une B-corp. Cette année, Davines passe à la vitesse supérieure en rejoignant la B-corp Beauty Coalition et avec le projet Régénération 2030.
Explications avec Bruno Lelièvre, directeur général de Davines.

Aujourd’hui, la plupart des marques affirment vouloir protéger l’environnement.
Alors, quand on demande à Bruno Lelievre, directeur général de Davines France, comment la marque imprime sa différence par rapport à la concurrence, sa réponse fuse : « Depuis 2016, Davines est une B-corp, un concept né aux États-Unis avec Ben & Jerry’s. Cela signifie que Davines est un modèle d’entreprise où l’on appréhende le business comme une force positive pouvant certes générer du profit, mais avec un impact vertueux sur les personnes et l’environnement. » Pour obtenir cette certification, Davines est évaluée sur 5 thématiques : l’environnement, les clients, la communauté, la gouvernance et les salariés. « À titre d’exemple, B-corp inclut le calcul de consommation de CO2 de l’ensemble des salariés de Davines.
Résultat, la majorité des salariés parisiens viennent à vélo et ceux qui prennent leur voiture ont un boîtier dans leur véhicule qui calcule leur consommation de CO2 », révèle Bruno.

EXIGENCES TOUJOURS PLUS GRANDES
Depuis janvier dernier, Davines a rejoint la B-corp Beauty Coalition, soit 26 entreprises certifiées B-corp du monde de la beauté provenant de 8 pays qui se sont alliés pour améliorer les standards de durabilité à travers une action collective. Les thématiques clés abordées cette année sont l’approvisionnement durable des ingrédients, le développement d’un cycle de vie du produit circulaire et régénératif et le développement d’un packaging de plus en plus durable. « Nous avons commencé à réfléchir à des packagings à base de canne à sucre », dévoile ainsi Bruno. Déjà sur le marché, A Single Shampoo est ainsi conditionné dans un flacon fabriqué à base de canne à sucre et sa formule est bio dégradable à hauteur de 98,2 % !

RÉGÉNÉRATION 2030 OU DIX ANS POUR CHANGER
Régénération 2030, programme qui regroupe des entreprises, des institutions, des universités ou encore des entreprises à but non lucratif, s’est fixé pour objectif de créer un nouveau modèle régénératif autour du climat et du bonheur, qui puisse devenir le moteur de la croissance économique. Un vaste programme donc ! « Davines s’est ainsi fixé pour objectif des émissions nettes de CO2 égales à zéro d’ici à 2030. Nous travaillons aussi sur la refertilisation des sols », explique Bruno. Dans la foulée, Davines a signé un partenariat avec Plastic Bank, une organisation qui récupère le plastique et nettoie les océans. « En 2021, nous avons déjà empêché 100 tonnes de plastique de se répandre dans les océans tout en permettant aux collecteurs locaux – aux Philippines, au Brésil, en Indonésie – de recevoir des primes pour nourrir leur famille », se félicite Bruno.
IMPLIQUER LES COIFFEURS
Sur le marché français, Davines implique, depuis la fin de février, les coiffeurs à travers son partenariat avec Ocean Rescue. « Pour 36 produits achetés par le coiffeur, Davines reverse 14 € à Ocean Rescue, soit l’équivalent de 21 kg de plastique. Surtout, nous donnons la possibilité aux coiffeurs de sensibiliser leurs clients en communiquant autour de cette action. C’est très important pour Davines symboliquement », affirme Bruno.

Présente dans 2 500 salons français, Davines entend se réserver aux coiffeurs. La marque est donc quasi absente du Net « même si nous n’arrivons pas à l’éviter totalement », regrette-t-il. La stratégie jusqu’au boutiste en matière environnementale et de distribution de la marque semble convaincre les coiffeurs français puisqu’elle a vu son chiffre d’affaires grimper de 40 % l’an dernier
Bruno Lelievre, directeur général de Davines France

Biblond, pour les coiffeurs !








