Printemps et coiffure en couleurs !

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Chaque saison entraîne avec elle de nouveaux désirs chez vos clientes. Repérées sur les podiums, voici les dernières tendances, décryptées par trois experts.

Pratiques, carrés et cheveux longs ont toujours la cote en période estivale. Walter Armanno, Style Director chez Toni&Guy, souligne une inspiration issue du « mouvement minimal des 90’s avec des coupes néo-graphiques esquissées par la netteté des coiffages et des mouvements ». Comment cela se traduit-il dans la coupe ?

PUMP UP THE VOLUME !

Les femmes sont unanimes : elles veulent de la masse et du naturel. « Les dégradés et les effilages sont moins présents », note Christophe Gaillet, ambassadeur de L’Oréal Professionnel. Si dégradé il y a, il se fera autour de la chevelure pour donner du mouvement et permettre à la cliente de transformer son carré à l’envi. Du wavy, repéré sur les podiums des griffes Chloé ou Céline, au side hair des maisons Iceberg et Moschino, Walter Armanno est formel : le maître mot est « volume ».

Mais pourquoi les clientes tiennent-elles tant à leurs longueurs ? « La garde-robe étant plus basique, les cheveux deviennent des accessoires de mode », explique Laurent Le Mouël, directeur création Mode & Beauté chez NellyRodi. « Les femmes veulent des cheveux-jouets qu’elles peuvent coiffer selon l’envie », poursuit Walter Armanno. Enfin, la frange épaisse s’impose. « Droite ou en oblique, elle doit être transformable », souligne Christophe Gaillet.

LES ATTACHES, ALLIÉES DE LA NEW MODESTY

Qui dit longueurs, dit tresses et attaches. « Avec la tendance new modesty, inspirée par l’univers marin ou paysan, on a un retour au champêtre, sophistiqué par des bijoux de tête », explique Laurent Le Mouël. On ose même les codes de la Belle Époque. Ainsi un bun se pare d’un canotier haut perché.

Enfin, le volume gagne aussi les chignons. « Ils sont imparfaits, avec des matières “salines” comme sur le défilé de Dior », précise Walter Armanno. Le rendu doit être défait, lâche. « On crêpe sur plusieurs points, on travaille les cheveux aux doigts. On ne doit pas sentir le geste du coiffeur derrière, même s’il est important », renchérit Christophe Gaillet. Queue-de-cheval ou petit chignon 50’s, on les réalise sans peigne, et tant pis si épingles, filets ou élastiques sont visibles ! On oublie aussi les produits fixants au profit du shampooing sec qui donne du corps.

CÔTÉ COLO… OU 50 NUANCES DE GRIS

La coloration devient à son tour un accessoire de mode. « Pour preuve, le flashlight qui consiste à utiliser une autre couleur dans la partie intermédiaire, un
contraste léger ou fort selon la personnalité », souligne Christophe Gaillet.

Si les effets ombrés demeurent, les pastels et les pigments flamboyants sont un peu mis
de côté au profit de tonalités chaudes – miel, caramel, noisette, châtaigne… « Comme Marion Cotillard, on adopte différentes nuances pour donner de la profondeur », confirme Walter Armanno. Enfin, Laurent Le Mouël évoque la silver generation. « Les marques inventent des teintes. Le mauve de nos grands-mères plaît aux jeunes. Les grisonnants veulent de la lumière, de la brillance et des reflets. »