Stop au jargon !

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Si les clientes en appellent à vos mains expertes, c’est qu’elles n’ont pas suivi une formation de coiffure! Oubliez donc le jargon de la profession et apprenez à mieux communiquer.

 

La vérité est cruelle, mais elle est bonne à dire : sachez, amis coiffeurs, qu’on vous reproche souvent votre inaptitude à communiquer. Ainsi, il n’est pas rare d’entendre : « Il n’a rien compris à ce que je lui demandais… Impossible de lui faire comprendre ce que je voulais, j’ai abandonné…» Encore des clientes jamais contentes qui ne savent pas ce qu’elles veulent, rétorquez-vous ! Soit. Mais il faut bien admettre que quelques efforts de communication ne peuvent pas faire de mal.

 

La cliente, par définition, n’est pas une professionnelle de la coiffure. En clair, cela signifie que les mots « texturisation », « frange graphique » et « vernissage » ne font pas partie de son quotidien. À vous donc de faire un effort pour bien comprendre ses envies. Lorsqu’on vous demande « une coupe un peu dégradée », faites préciser à la cliente ce qu’elle entend par « dégradé ».

Aiguillez-la avec des questions pertinentes et précises. Si besoin est, présentez lui des visuels. Surtout, ne « jargonnez » pas : inutile de lui indiquer que vous allez « graduer les côtés jusqu’à la maxillaire ». Parlez simplement et efficacement.

 

Sachez que l’on prétend que, lors d’une conversation normale, deux interlocuteurs n’interprètent que 30% de ce que l’autre a voulu dire. N’hésitez donc pas à faire répéter votre cliente. Elle ne vous en voudra pas, au contraire ! Résumez ce que vous avez compris pour être sûr d’être sur la même longueur d’ondes qu’elle. N’hésitez pas à accompagner votre propos de gestes, notamment pour les longueurs.

 

Du côté des styles, n’oubliez pas que chacun a sa vision de ce qu’est une coupe « jeune », « branchée », « décontractée », « mode »… Quand votre cliente utilise ces termes, demandez-lui de préciser comment elle définirait ce look, quelles stars pourraient l’incarner. Ce sont en effffffet des termes subjectifs, chacun les comprend à sa manière !

 

Enfin, rappelons que la cliente ne voit pas d’emblée la différence entre un brun « cuivré » et un brun « doré »… De même que chacun a sa conception d’un auburn ou d’un blond vénitien. Denis Jacques, coiffeur coloriste québécois, conseille d’utiliser des
métaphores culinaires qui parlent à tout lemonde :miel, chocolat,
caramel…

Un dernier conseil, évitez les phrases obscures, du style : « Vous verrez, ce vernissage mettra de la lumière dans vos cheveux. » Soyez clair : s’agit-il de légers reflets blonds ou d’un soin qui rendra les cheveux plus brillants ? Et souvenez-vous du dicton : « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement. »