Travailler à New-York : ce qu’il faut savoir

Guillaume Massol
Guillaume Massol
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Vous rêvez d’exercer vos talents à l’étranger et, pourquoi pas, dans la ville de New-York ? Guillaume Massol, coiffeur expatrié exerçant dans un salon de prestige dans le quartier de Manhattan, vous dit tout ce qu’il faut savoir avant de sauter le pas.

 

Qui a dit qu’il était impossible de réaliser ses rêves ? Quand on le veut, on le peut et Guillaume Massol nous le prouve ! Ce toulousain de naissance occupe à 28 ans le poste de Master Hairstylist au sein du salon new-yorkais Privé by Laurent D. Quitter son pays n’a pas été simple mais, grâce à sa détermination, il a finalement pu atteindre ses objectifs. Sauter le pas reste tout de même le plus dur. Pour vous éclairer sur le travail de coiffeur à New-York, il a accepté de répondre à nos questions.

 

Quelles sont les différences entre un salon de coiffure français et un salon new-yorkais ?

« L’image de salon de luxe est la même que celle que nous connaissons en France, mais l’ambiance entre les coiffeurs est plus compétitive à New York. Pour cause : là-bas, vous êtes votre propre patron. À vous de générer votre propre source de revenu, peu importe le salon dans lequel vous travaillez. À vous de construire votre clientèle et de gérer vos plannings. Vous êtes libre de vous promouvoir, de faire votre propre réseau professionnel. »

 

Comment se faire une clientèle ?

« Il faut vraiment sortir, rencontrer des gens, se vendre, montrer son talent et ses ambitions. Aux Etats-Unis les réseaux sociaux sont très utilisés. La cliente va vous trouver et vous contacter par exemple sur Instagram après avoir vu votre travail en photos et vidéos. À noter que les Américaines sont prêtes à payer plus pour un événement particulier alors que les Françaises font des efforts mais avec une certaine limite. »

 

 

Quelles sont les qualités requises pour réussir à s’intégrer dans un pays étranger ?

 « Je crois qu’il faut tout d’abord être ouvert et se concentrer sur ce que j’appelle promouvoir le savoir-faire français. Dans la Big Apple, des centaines de coiffeurs très talentueux n’ont pas reçu l’éducation française de la haute coiffure mais ont un sens artistique sur-développé. Plus important encore, ils savent se vendre. Notre savoir-faire est un atout pour pouvoir se démarquer et l’ambition permet de dépasser nos limites et de se faire une place dans cet univers. 

Il faut également être patient et avoir les nerfs solides pour réussir à se faire connaître et à construire sa clientèle. Dans certaines villes comme Londres, New York ou Los Angeles, le coût de la vie en général est élevé. C’est aussi valable dans le monde de la coiffure. Mes prix sont beaucoup plus élevés qu’ils ne l’étaient en France mais c’est un gage de talent et d’expertise. Une cliente ne va pas payer 200 dollars rien que pour une coupe s’il elle n’a pas confiance en vos compétences.

Enfin, quand on quitte une ville où un pays pour s’implanter à l’étranger et découvrir une nouvelle atmosphère il faut surtout avoir confiance en soi. C’est pour moi la clé de la réussite. »

 

 

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