Aujourd’hui, la chute de cheveux touche de plus en plus de femmes et perturbe les hommes. Heureusement, la recherche s’affine et sait mieux booster la vitalité de la fibre depuis sa racine. De son côté, le coiffeur doit maîtriser parfaitement le sujet pour s’imposer comme expert capillaire auprès de ses clients.
Une fibre qui s’affine, une chevelure qui perd sa densité, des cheveux en trop grand nombre sur la brosse ou dans le lavabo… L’alopécie gagne du terrain. Perdre ses cheveux n’est plus l’apanage de la gent masculine ou des personnes âgées, puisque, depuis plusieurs années, les femmes et les jeunes pâtissent également d’un appauvrissement de leur volume. Question de génétique bien sûr, mais aussi de stress, de surmenage, ou encore de contraception…
Un phénomène de plus en plus répandu
Loin d’être une fatalité, dans la majorité des cas, la chute peut être enrayée, à condition d’être prise au sérieux suffisamment tôt, de bien en identifier les causes et de proposer des solutions idoines. Une étude menée en 2015 par l’Ifop et Norgil, réseau d’instituts d’expertise capillaire, révèle qu’en vingt-cinq ans la part de Français concernés par la chute de cheveux a augmenté de 32 %.
Alors que l’image et l’apparence occupent une place de plus en plus importante au quotidien, la chute de cheveux est devenue un réel phénomène de société. Aujourd’hui, 79 % de la population française déclare perdre des cheveux et avoir des problèmes capillaires (toutes alopécies prises en compte y compris la calvitie). La part de Français n’étant pas déjà atteints de calvitie, mais concernés par la chute de cheveux, est passée de 44 % en 1990 à 76 % en 2014. Le docteur Pascal Reygagne, dermatologue et directeur du Centre Sabouraud, spécialisé dans la peau et les cheveux, à l’hôpital Saint- Louis à Paris, l’atteste, lui aussi : Certes, l’alopécie féminine est moins fréquente que l’alopécie masculine, mais il voit de plus en plus de femmes en consultation, spécialement en septembre. « Le changement d’ensoleillement au printemps et en été génère la sécrétion d’hormones d’éveil qui dérèglent les cycles de vie du cheveu, détaille-t-il. Dans la population générale, on estime que 10 % des femmes de 30 ans ont des problèmes de chute de cheveux diffuse, contre 30 % pour l’homme au même âge. » Et elle ne se manifeste pas de la même façon. Rien qui rappelle la tonsure monacale : la chute de cheveux est plus éparse, ce qui rend la chevelure plus rare et clairsemée, surtout au niveau de la raie médiane, qui s’élargit.
Les femmes vraiment concernées
Autres facteurs qui expliqueraient la chute des cheveux chez les femmes : les problèmes hormonaux consécutifs à la prise de pilules contraceptives mal équilibrées, les traitements progestatifs ou la prise de corticoïdes. Sans compter, selon le dermatologue Pascal Reygagne, l’époque qui veut que l’on fasse aussi plus attention à ce problème, et que ce que toléraient nos grands-mères, nos mères ne le supportent plus. En revanche, bonne nouvelle pour ces dames, les hormones féminines sont très protectrices pour leurs cheveux. Elles peuvent les perdre, mais elles ne deviendront jamais chauves !
Revers de la médaille : « Dès que la femme subit un dérèglement hormonal, ce sont ses cheveux qui réagissent », explique Sylvie Daunes-Marion, responsable Axe de Recherche Capillaire pour les laboratoires René Furterer. Quant aux hommes, le fait est acquis, même si, aujourd’hui, commeles femmes, ils sont plus soucieux de leur image que ne l’étaient leurs aînés : « Depuis une dizaine d’année, les jeunes affluent. La peur de vieillir, de ne plus séduire, de ne pas être au top professionnellement… », confie Krystel Einhart, spécialiste des soins du cheveu, responsable de l’Espace Krystel, d’une surface de plus de 300 m2, à Dorlisheim dans le Bas-Rhin. Pour bien traiter la chute des cheveux, il faut d’abord bien identifier les causes…
A voir dans un prochain article !
Biblond, pour les coiffeurs !







