Ma vie en salon : Frédéric Mennetrier, le coloriste des stars

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Kim Kardashian, Lou Doillon, Shy’m, Claudia Schiffer, Eva Longoria ou Pamela Anderson : les actrices et mannequins sont nombreuses à fréquenter L’Atelier Blanc, le salon très haut de gamme fondé par Frédéric Mennetrier, en 2011, rue Vivienne à Paris. Toutes confient leur chevelure à ce coloriste chevronné, ambassadeur coloration du groupe L’Oréal à l’international pendant des années et qui oeuvre aujourd’hui en studio pour toutes les grandes maisons de produits capillaires et les agences de pub. Il confie à Biblond quelques moments inoubliables de sa vie en salon.

LE MAUVAIS TIMING

Quand on s’occupe des chevelures des stars, le service en salon doit être optimum à chaque instant. À L’Atelier Blanc, les coloristes travaillent ainsi toujours à deux sur une chevelure, tant pour élaborer le diagnostic que pour réaliser la coloration afin de sublimer le naturel tout en respectant la personnalité de chaque cliente. Et comme une coloration sur mesure peut durer longtemps, les clientes savourent des déjeuners fins pendant leur temps de pose.



Habitué à recevoir des célébrités, Frédéric Mennetrier se tient sagement derrière l’une d’elles avant de s’attaquer au diagnostic. Mais alors qu’il retire la chaise pensant que sa cliente va se lever pour qu’il étudie sa chevelure, celle-ci s’assoit lourdement et tombe par terre. « J’étais mortifié et tellement gêné », se souvient Frédéric. « Ma cliente s’est visiblement fait mal mais elle n’a rien dit car elle a vu que c’était un mauvais concours de circonstances. Autant dire que nous l’avons choyée plus que de raison pour lui faire oublier ce mauvais moment. »

SAVOIR PERDRE POUR GAGNER

Une cliente âgée d’une soixantaine d’années vient à L’Atelier Blanc pour une nouvelle coupe et une coloration qui lui redonnent un coup de jeune. « Elle avait des mèches blanches qui se mélangeaient à ses cheveux gris, ce qui effectivement ne la rajeunissait pas », explique Frédéric. Il propose alors à cette femme très avenante, au contact facile, une coloration d’un blond foncé très froid avec des longueurs en transparence suivie d’une coupe au carré avec une frange. « À la fin de la prestation, elle était ravie. Elle se trouvait transformée et elle m’a chaleureusement remercié », raconte le coloriste star. Mais le lendemain, la cliente fait irruption au salon en larmes. « Mon mari m’a dit que j’étais affreuse, une mocheté », dit-elle entre deux sanglots avant de reprocher à Frédéric le prix de ses prestations. « Je ne voulais pas perturber l’ambiance du salon alors le problème a été réglé très rapidement. J’ai expliqué à ma cliente, qui m’avait dit la veille qu’elle était divorcée, que son mari aurait dû venir faire le diagnostic avec moi ! Puis je lui ai rendu son chèque et je l’ai raccompagnée à la porte. Les clientes présentes dans salon ont apprécié mon geste qui a préservé leur tranquillité. Preuve qu’il faut parfois savoir perdre pour gagner ! »

SAVOIR GÉRER SON STRESS

Quand Kim Kardashian et son staff ont débarqué à L’Atelier Blanc, Frédéric l’avoue, cela a généré un certain stress chez lui, même s’il est habitué à coiffer des stars. « C’est le genre de célébrité avec qui il ne faut rien rater car sinon vous êtes propulsé en orbite et vous pouvez fermer votre salon ! » Ce jour-là, un turban recouvrait la chevelure de Kim Kardashian car elle s’était fait décolorer. « Sa chevelure était jaune paille et très abîmée. Mais elle voulait devenir blond platine. Alors je lui ai fait deux décolorations. Après un premier gloss, je me lance dans un deuxième mais là, horreur, il vire turquoise. Je n’ai pas bronché et j’ai continué à faire toute la tête. Ensuite, j’ai demandé à mon collaborateur Luc d’empêcher Kim Kardashian de saisir son portable. Puis je suis allé au labo et j’ai concocté le mélange d’un autre gloss. Quand je l’ai appliqué, la chevelure est devenue blond platine. Ne restait plus qu’à la soigner et le tour était joué. » Au total, Kim Kardashian est restée trois heures dans le salon et en est ressortie ravie. « Moi, j’ai géré mon stress et gagné le respect de mon équipe », conclut Frédéric.



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