Portrait : Bunthoeun Stevens Outh directeur artistique Itsi-Ban, coach-formateur et coiffeur-partenaire Wella

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Cambodgien d’origine, Bunthoeun Stevens Outh affiche un parcours remarquable. À la tête de la franchise Itsi-Ban, il multiplie les activités. Coaching, formation, direction artistique, salon, engagement humanitaire… Il ne compte pas ses heures quand il s’agit de faire vivre sa passion.

Les dates de sa vie

1984 Arrivée en France après avoir fui le Cambodge
1990 Se lance dans l’apprentissage à Marseille
1999 S’installe à son compte à Avignon
2001 Rejoint l’équipe artistique de Schwarzkopf
2008 Rachète la franchise Itsi-Ban dont il devient directeur artistique et intègre l’équipe artistique de Wella
2013 S’engage auprès de l’association Pour un sourire d’enfant, au Cambodge
2017 Ouvre, en association avec Sandrine Robles, l’école privée Le Portrait

Son parcours

En 1984, il a 14 ans quand il débarque en France par le biais de la Croix Rouge. Il a fui son pays en guerre, le Cambodge. Six ans plus tard, il se lance dans le parcours classique à Marseille. Le BP en poche, il officie pendant sept ans en tant que responsable d’un salon dans la Drome avant de s’installer à son compte à Avignon. Très vite, le salon affiche complet. Il se fait repérer par Schwarzkopf et devient coiffeur artistique pendant huit ans. En 2008, la marque Itsi-Ban, pour
laquelle il anime des formations, lui propose de devenir directeur artistique. Mais il en veut plus et avec son associé ils rachètent la franchise. « Aujourd’hui, nous comptons 17 salons dans le Sud. » Au même moment, il intègre l’équipe artistique de Wella, dont il fait toujours partie. En 2017, il s’est associé à Sandrine Robles pour créer Le Portrait, leur école privée à Carcassonne. « Je partage mes semaines entre le salon, la formation, le réseau de la franchise, le label des coiffeurs indépendants… Enfin, depuis 2013, je m’engage dans l’humanitaire en allant enseigner la coiffure à des enfants défavorisés de Phnom Penh au Cambodge pour l’association Pour un sourire d’enfant (PSE). »

À ceux qui veulent faire de la scène

« Il faut avoir une bonne maîtrise de son métier et être dans le partage. Le but est de transmettre. Il ne faut pas avoir peur de travailler, de partir, de se former, de bouger, pour renouveler ses inspirations. Être curieux de tout. »

Un conseil aux débutants

« Travailler sans compter. C’est la passion qui nous fait avancer ! »

Le métier de coiffeur

« Vous ne pouvez pratiquer ce métier si vous n’aimez pas les humains. Nous faisons un métier de service et d’artisanat, il faut savoir rester humble. Depuis mes débuts, la société a beaucoup changé. Il ne faut pas être bon, il faut être le meilleur dans tous les domaines. Aussi bien dans le relationnel que dans le respect ou la technique. »

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