Le métier de coiffeur est-il dur ?

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Vous avez la réponse : oui. C’est un métier difficile et ingrat. Mais continuez la lecture de cet article, nous revenons sur les tenants et aboutissants de cette profession si belle.

 

 

Chaque année, des milliers de jeunes se spécialisent en coiffure, activité qui fascine pour son côté artistique, mode et beauté pouvant mener très lien. Beaucoup vivent la lune et beaucoup ratent. Et l’atterrissage est très difficile.

 

Un secteur qui regorge d’histoires à succès et fait rêver

 

Jacques Dessange, Franck Provost, Julien Farel.. vous connaissez ces noms : coiffeurs de stars, des dizaines de marques, des milliers de salons, des millards de chiffre d’affaires annuel et une présence internationale.

Tous on des origines plus ou moins populaires et ont réussi à se hisser à leur niveau respectif.

Des prix qui d’ailleurs peuvent atteindre 1000 euros pour Julien Farel !

 

Des chiffres qui vont rêver, tout comme le métier est présenté dans les médias : coiffer des stars, ouvrir des salons, travailler avec des magazines de mode ou des réalisateurs…

 

Une passion, une vocation

 

Pourtant, vous le savez : ce qui compte dans ce métier, c’est votre passion. Une réelle vocation, qui nait tôt chez les plus passionnés ou se transmet.

Un métier qui peut sembler bouché mais qui est concret : il y a aura toujours des gens qui ont besoin de vous, nomade et qui se réinvente chaque jour.

 

Une formation convointée et des classes surchargées

 

En 2016 l’on dénombre plus de 27.800 jeunes à avoir choisi une formation en coiffure. Le CAP est obligatoire, faisable en apprentissage, à distance ou en formation continue, et permet de se spécialiser (couleur, permanente…). puis vient le BP, la maîtrise ou le BTS pour être manager ou monter son propre salon : plus de 77% de réussite au BP !

Beaucoup de diplômés du CAP coiffure estiment qu’il est important de continuer après le CAP pour se faire engager.

 

 

L’apprentissage, parcours du combattant et déceptions

 

Beaucoup d’apprentis se retrouvent cantonnés aux tâches ingrates, sans jamais avoir à toucher aux clients (ménage, shampoing, rinçage…) là où certains se professionnalisent très vite en faisant les mêmes tâches qu’un coiffeur : brushing, couleurs, permanentes…

Ceci peut être vu comme un gage de sécurité pour les clients, selon les patrons.

 

Concurrence ardue dans un secteur « qui va bien »

 

Il y a en France plus de 86 000 établissements. Le secteur de la coiffure brasse plus de 6 milliards d’euros de chiffre d’affaire et embauche en masse : 200 000 actifs, 96 000 salariés, 17 750 apprentis, 2600 contrats pro chaque année.

 

D’année en année, 7000 salons supplémentaires ouvrent. Les professionnels ont peur de cette concurrence, concentrée dans les grandes villes comme dans les plus petites. Au Mans, en 1997 il y avait 1100 habitants pour un coiffeur, aujourd’hui il y en a 800 ! Et dans une petite commune de l’ain, Polliat, 2420 habitants pour un salon en 1997 contre 600 en 2017 !

 

 

 

Enfin, des éléments comme les TMS, les critiques sur la toile, la pression du résultat et le besoin de fidéliser sont des éléments qui rendent le métier de coiffeur très dur, dur, mais magnifique.

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