5 femmes pour qui le cheveu est une œuvre d’art vivante

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Des réseaux sociaux aux musées, ces 5 talents féminins sont de réels tournants pour la coiffure actuelle. Acceptation, célébration, différence, elles ont tout compris. Découvrez-les avec Biblond.

 

Si Oux : cheveux écarlates et streetstyle

 

La modèle japonaise de 32 ans assume une chevelure rouge sang. Avec son style décalé en direct du quartier d’Harajuku, Tokyo, son Instagram est truffé de photos évoluant autour de sa marque de fabrique rouge. Sa chevelure se mue souvent en coiffures bien plus intriquées : tresses, chignons… Elle est une réelle icône du streetstyle tokyoïte.

Son Instagram quant à lui est très intéressant : elle y mêle photos d’inspirations, cheveux et pose avec ses tenues. Son identité visuelle tranche avec toujours un rappel de rouge dans ses photos.

Elle n’est pas la beauté parfaite, polie et de porcelaine : ses dents sont baguées, ses cheveux sont une affirmation de style hors normes, ses tenues sont différentes…

 

La musicienne Falana : africaine et fière

 

La jeune femme nigérienne est une talentueuse artiste à la voix pure, qui mêle jazz, afrobeat et R&B à sa musique. Sa fierté ? Ses cheveux naturels, tressés de manière traditionnelle avec un twist moderne. Tresses façon « Raiponce » ou se terminant de petits chignons. D’ailleurs, cette coupe de cheveux l’a rendue célèbre : les tresses à petits chignons la rendent incontournable.

« C’est un style que j’adore parce qu’il est sympa, drôle, spécial et ne nécessite pas une routine ultraexigeante. »

A ses yeux, cette coiffure embellit sa propre culture qu’elle affiche fièrement : celle du Nigéria, mais aussi son amour pour soi. Elle s’accepte ainsi !

Ace. And. Tate. @aceandtate 📷: @lauracolada

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MC Soffia : style exubérant et brave

 

Connue depuis ses 14 ans, cette rappeuse de Sao Paulo possède une réelle force vocale. Ce n’est pas tout ! Sa musique est un média dans lequel elle s’exprime : militante pour une beauté qui ose, elle veut que les femmes afro-brésiliennes s’acceptent, dans un Brésil où les cheveux lisses et la peau blanche sont les standards étouffants de la beauté. Les communautés afro-brésiliennes se sentent étouffées. C’est un message fort de la part de MC Soffia : « Je suis noire et fière de ma couleur de peau, de mes cheveux. Ma chevelure est géniale et n’a pas besoin de fers à lisser ! »

Son approche est tournée vers la diversité et elle n’hésite pas à réinventer sa chevelure naturelle, qu’elle revêt parfois d’extensions blanches comme neige ou de rajouts fuchsia. « J’accorde mes cheveux naturels à mes tenues, avec juste quelques accessoires en plus. C’est ma façon de montrer aux jeunes filles noires que les cheveux naturels, c’est mode ! »

Bom dia! ❤❤❤❤

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Laetitia Ky : la tresse bonne humeur

 

Nous, on adore déjà Laetitia Ky, on lui a donc consacré un article entier, à dévorer ici :

À Lire aussiLaretita Ky : Sculpture sur cheveu

Ses sculptures sur cheveu lui permettent de se faire entendre sur ces sujets qui lui tiennent à cœur : féminisme, égalité, lutte contre le racisme

#bodypositivity #bodypositive #selflove #selfcare #loveyourself Story by @maja_diana I have a story for body positivity too. The thing is, I never struggled with my body, I always liked it. What I never liked were the comments. In relation to my body I have big boobs, wich is not the problem even if I'm not always happy with them. People might think, I should be and even if I am very Ok. with that the most time, it's not always funny. When i was younger (about 14), many people, especially women called me a whore, for just having them. I often got told that I am too slutty and my shirts are too sexy. The thing is, i never wore anything the others don't, just normal shirts, it just looked diffrent on me. People won't belive how many adult (in my case women) assault young teenager girls. When you are 14 and haven't even thought about sex, being a "whore" really confuses. In the other case for the men you're also just boobs, nothing else. It's the only thing they can see. I don't dress nondescript, I don't want to. I can't see why I should dress very careful just because an anybody feels attacked by my body. I wear what I like, and I do what I like, not to impress any men, not to be "sexy" for society. I do it just for me because I want to.

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Shani Crowe : l’artiste du cheveu… naturel

 

Artiste de génie, elle a tressé la couronne scintillante de Solange Knowles en 2016, pour son apparition au Saturday Night Live. 2000 Swarovski, 30 mètres de tresses et plus de de 40 heures de travail pour un résultat époustouflant.

L’artiste, prodige à 11 ans, diplômée d’art, a toujours tressé. La coiffure est devenue son métier et sa passion.

« J’avais honte de tresser les cheveux. Je pensais que je devais me trouver un vrai métier. »

C’est en 2016, à la suite de l’exposition « Braids », qui mettait en avant ses créations, qu’elle parvint enfin à accepter son héritage culturel et son talent.

« C’est une excuse envers moi-même pour avoir eu honte du talent qui a façonné ma vie. C’est aussi une célébration de la beauté alternative et de l’art hérité de mon patrimoine génétique : l’Afrique. »

Une exposition qui a énormément plu à travers les États-Unis et a propulsé la coiffeuse Shani Crowne, qui est très demandée. Franges à strass, queues-de-cheval vertes, elle ne se refuse rien et crée tout ce qui lui plaît.

 

« Personne ne peut me dire que mes cheveux ne sont pas corrects »

 

 

Coiffeurs, voilà 5 femmes qui s’affirment via le cheveu. Qu’en pensez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

 

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