bt_boutique

Réagissez !

  • Pour ou contre le dress code ? Duel au vestiaire !

    Faut-il laisser chacun libre de son style, quitte à risquer de graves fautes de goût, ou imposer un uniforme pour...

    Lire la suite...

  • Salons masculins : un nouvel Eldorado ?

    Les salons masculins ont le vent en poupe. On les voit fleurir dans les rues des grandes villes.

    À quelles...

    Lire la suite...


Bannière

Les prochains événements

Mai
13
Festival Métamorphose 2012
Au Palais des congrès de Béziers, les 13, 14 et...
Lire la suite
Septembre
23
Mondial Coiffure Beauté 2012
Sous la houlette de Thierry Tixier, un professionnel chevronné de...
Lire la suite
Octobre
06
Salon InterCHARM Milano
Participez à la 3ème édition du Salon InterCharm Milano, vous...
Lire la suite
Octobre
14
Salon Beauté Sélection Paris 2012
Ne manquez pas l'événement de référence en France des secteurs...
Lire la suite
Home Actu Stéphane Amaru Le complexe de l'entrepreneur par Stéphane Amaru

Le complexe de l'entrepreneur par Stéphane Amaru

Quand j’ai décidé d’être coiffeur, tous les membres de ma famille l’étaient déjà. Ils m’ont donc encouragé, à 16 ans, à m’inscrire à l’école de coiffure de ma ville. On m’a alors expliqué qu’il me fallait passer un CAP pour être coiffeur confirmé.

Au bout de deux ans, le diplôme en poche, me voilà donc coiffeur ! Mes collègues, mes parents me répètent : « il faut passer le Brevet professionnel pour être ‘’patron’’ ». Du haut de mes 20 ans, j’aime bien cette idée : deux ans de plus, et me voilà le chef ! Me voilà donc reparti à la conquête de ce sésame…

Après avoir décroché la partie théorique, ma joie allait être de courte durée… j’échouais à la pratique ! Et pourtant, toutes mes clientes me demandaient « quand montez-vous votre propre salon ? » Je me représente : mêmes résultats… Incroyable ! J’avais pourtant une grosse clientèle. J’ai commencé à penser que si l’on n’ouvre pas son propre salon, c’est un peu comme avoir tout raté.

D’ailleurs, bon nombre de mes collègues ouvraient leur premier salon à 22 ans. La troisième année : raté d’un point ! J’ai alors décidé de quitter ce pays qui ne veut pas que je sois coiffeur, pour aller en Angleterre, là où l’on vous accepte si vous montrez ce que vous savez faire. J’ai pu me concentrer sur mon métier et toutes ses facettes. Et j’ai compris qu’en France je n’avais pensé qu’a courir après un papier qui faisait croire que…

 

Le BP, un examen qui date de l’après-guerre… Il servait à réglementer l’utilisation des produits chimiques en coiffure. Mais depuis qu’ils sont en vente en libre-service, depuis que les grossistes ouvrent leurs portes au public, depuis que 10 000 coiffeurs « déclarés » à domicile peuvent faire sans, depuis que l’on peut contourner la loi en se qualifiant de « relookeur ou conseiller en image », où est donc la légitimité de cet examen ?

Le système actuel pousse à faire croire que l’on peut et que l’on doit tous entreprendre au lieu de limiter le nombre de salon. Obtenir le BP encourage à ouvrir un salon. Le résultat est alarmant… 40 % des patrons coiffeurs ne gagneraient que le smic en étant seul dans leur salon… Ne pas ouvrir son salon n’est pas un échec, je connais nombre de coiffeurs qui ont fait carrière chez d’autres et qui gagnent ainsi mieux leur vie.

 

Pourquoi ne pas supprimer cet examen ? Les jeunes doivent apprendre à être fidèle à un salon, ils doivent faire ce métier pendant une dizaine d’années sans interruption avant d’ouvrir le leur. Cela laisserait le temps de réfléchir, limiterait naturellement le nombre de salons et rendrait le recrutement plus riche… C’est une utopie et un danger de penser que l’on peut préparer nos jeunes de 16 ans à être des coiffeurs confirmés et de bon chefs d’entreprise en quatre ans. Et vous, qu’en pensez-vous ?


Stéphane Amaru

facebook.com/stephaneamaru

Commentaires  

#1
Bonjour Stéphane

Une personne a posté ton article sur la page Coiffure de facebook j'ai donc pu le relire.

Je partage totalement ton opinion, car j'ai vécu quelque chose de similaire. Il me manquait 40 heures pour accéder à l'examen.

Je suis donc parti à l'étranger ou j'ai ouvert 3 salons.
Par la suite, je suis revenu en France dans l'intention d'en ouvrir un, et bizarrement, ayant été patron de salon de coiffure à l'étranger, je peux obtenir ce que l'on appelle, ou appelait ( ça change vite ) un " certificat de qualification professionnelle ".

Il s'obtient en préfecture, à condition de prouver que l'on a été gérant de salon pendant 3 ans minimum.

En fait, c'est le traitement de faveur réservé aux coiffeurs des pays qui n'ont pas de BP et qui souhaitent s'installer en France.

La morale de cette histoire, c'est qu'en tant que Français, on est traité comme un étranger
Le 24 Mai 2011 par |  Répondre
Biblond a aussi aimé
Profession : recruteur de clients par Stéphane Amaru
Profession : recruteur de clients par Stéphane Amaru
Direction le Nord de la France pour un coaching… Je
La déformation en formation par Stéphane Amaru
La déformation en formation par Stéphane Amaru
La mode, c’est comme un train qui avance sans s’arrêter…
Stéphane AMARU : Débit / Crédit
Stéphane AMARU : Débit / Crédit
Depuis plus de cinquante ans, le nombre de salon progresse
Stéphane Amaru : Je vous souhaite de tripler votre salaire !
Stéphane Amaru : Je vous souhaite de tripler votre salaire !
La célèbre université américaine de management Ucla fait un constat