Mes racines
Je suis né le 7 mars 1973 à Cotonou au Bénin, d’un père d’origine russe. J’ai vécu jusqu’à l’âge de 12 ans en Afrique où travaillaient mes parents, avant de venir habiter à Lyon. D’où une certaine influence ethnique dans mon travail.
Mes débuts
Je voulais devenir guide de haute montagne, mais il fallait un dossier brillant pour entrer dans un établissement de sports-études. Mon grand-père m’a dit : « Fais coiffeur, c’est ton métier. » J’y ai réfléchi. J’aimais bien aller chez le coiffeur, j’aimais le contact, j’étais assez manuel. À 17 ans, je me suis
inscrit en CAP dans une école privée, puis j’ai passé le Brevet professionnel et le Brevet de maîtrise.
Dès que je suis « entré » dans la coiffure, j’ai compris que c’était ma vocation. La coiffure a des aspects à la fois manuels, techniques et créatifs. Il y a plusieurs métiers dans le métier. Je ne voulais pas être un coiffeur de quartier, je rêvais de défilés et de photos.
Mon parcours
Pour mes stages, j’ai eu du mal à trouver des salons où je me sente bien. J’ai beaucoup apprécié la sensibilité artistique de Kevin Scott, chez qui je suis resté pendant deux ans. J’ai bougé pour avoir un maximum d’expériences avant de me mettre à mon compte. Jusqu’à l’âge de 26 ans, j’ai changé
de salon tous les ans. Le dernier chez qui j’ai travaillé m’a particulièrement marqué : Franck Brevi, un excellent coupeur qui avait fait l’école Vidal Sassoon.
Ma réalisation
Le 1er juillet 1999, j’ai ouvert mon premier salon, avenue des Frère Lumière dans le 8e arrondissement. Nous étions alors quatre dans l’équipe, aujourd’hui, nous sommes neuf. Le 1er juillet 2003, j’ai ouvert mon second salon dans le 6e arrondissement, rue Commandant Faurax. Le salon, c’est la vraie vie ! Ce n’est pas le rêve, les paillettes, les belles filles… J’ai besoin du travail en salon pour m’équilibrer. J’enseigne aussi à l’école Athéna à Lyon et, depuis cinq ans, je fais de la scène. Entré dans l’équipe artistique d’Eugène Perma en 2004, j’ai commencé par le grand auditorium du Palais des congrès, Porte Maillot, au Mondial Coiffure Beauté. C’est un souvenir démentiel !
Mon signe particulier
Une propension à imaginer des univers. Le plaisir de l’artistique pour moi, c’est raconter une histoire. Pour les Hair Dressing Awards 2008, j’avais choisi pour thème la Renaissance, avec une touche moderne et architecturale. Cette année, j’ai travaillé sur des créatures entre la femme et l’insecte. Mon
défaut serait une sensibilité excessive, et ma principale qualité, le jusqu’au-boutisme ! Je n’arrête pas tant que j’ai le sentiment que ce n’est pas fini.
Mon rêve
J’aimerais ouvrir un ou deux autres salons à Lyon. C’est important pour moi d’avoir accès à un salon rapidement. J’aimerais m’associer à Eugène Perma pour créer une gamme de produits studio. Comme créateur, j’aimerais avoir mes propres produits. Et je rêve de coiffer la mariée d’un défilé pour un grand créateur, comme Gaultier ou Galliano…
La mariée, c’est le bouquet final !