Franck Provost, Success story à la française

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Voilà quarante ans que Franck Provost a ouvert son premier salon. Aujourd’hui à la tête d’un véritable empire, il travaille en famille avec Fabien, son fils et Olivia, sa fille.

 

« Nous avons envie de repartir pour quarante ans ! On veut profiter de cet anniversaire pour rassurer nos collaborateurs, les remercier aussi. Comme nos clientes. Sans eux, nous n’en serions pas là. » Rien ne prédestinait Franck Provost à la coiffure. « J’étais plutôt parti pour faire une carrière militaire, en tant que pupille de la nation. » C’est quand il découvre l’adrénaline des concours qu’il se prend de passion pour le métier. En 1975, il ouvre, avec sa femme Natasha, sa première adresse à Saint-Germain-en-Laye, avec un concept novateur pour un salon de l’époque, le « sans rendez-vous et sans interruption ».

Le succès est immédiat. S’ensuit très vite une deuxième adresse à Paris. Il a su transmettre sa passion à ses enfants. Aujourd’hui, l’aînée, Olivia, est directrice du pôle communication du groupe Provalliance tandis que Fabien gère tout le côté artistique. Ils sont aussi directeurs généraux avec leur père et Marc Aublet.

 

 Gravir les échelons

La première à intégrer le groupe, c’est Olivia. « Quand j’ai fini mes études aux États-Unis, la question s’est posée : rester à New York ou rentrer. Mon père m’a alors proposé de créer le pôle communication, je n’ai pas pu refuser ! », se souvient l’aînée. Deux ans plus tard, Fabien a 17 ans quand il émet le souhait de faire ses débuts dans la coiffure. « J’ai ressenti le besoin d’être dans le concret, sur le terrain, de me rendre utile. J’ai eu envie d’essayer en me disant que si ça ne me plaisait pas, j’arrêterais. » C’était il y a plus de vingt ans. « Ils ont pris leur place en gravissant tous les échelons. Fabien a commencé apprenti, assistant, coiffeur puis responsable avant de prendre la direction artistique. Si bien qu’ils sont acceptés et reconnus par les équipes », souligne Franck Provost.

Simplicité, réactivité et collégialité

Travailler en famille… Franck, Fabien et Olivia sont unanimes : ils n’y voient que des avantages. « On n’a pas besoin de convoquer une réunion pour discuter de nos idées. Les choses sont simples. On est plus réactifs et on a confiance les uns en les autres », explique Fabien. Et Franck de renchérir : « Certes, on se dit peut-être parfois les choses plus abruptement, mais on se le pardonne. On est tous heureux de travailler ensemble. À la direction, chacun expose ses idées et la décision est prise de manière collégiale, démocratique. »

Le groupe Provalliance (Franck Provost, Jean Louis David, Fabio Salsa, Intermède ou Jean Marc Maniatis pour ne citer qu’eux) compte aujourd’hui une dizaine de marques. Il y a 650 salons Franck Provost, dont 135 à l’international répartis dans une trentaine de pays. Plus de 4 500 coiffeurs travaillent sous l’enseigne.

À la conquête de l’international

Mais n’est-ce pas une pression qui pèse sur les épaules de la seconde génération ? Pas plus que pour un autre, à les entendre. Chacun a envie que les choses avancent dans le bon sens. « C’est facile de travailler avec notre père. Il a la générosité de vouloir transmettre son savoir et il sait laisser carte blanche à ses collaborateurs. Il nous donne sa confiance, on n’a pas envie de le décevoir », explique Olivia. Et comment la famille envisage-t-elle l’avenir ? « Quand j’ai démarré, je n’avais pas d’ambition particulière. Aujourd’hui, je regarde loin devant. Une entreprise de notre taille doit devenir internationale. Nous avons de beaux projets. Les mains, la coiffure, c’est un langage universel. » Peut-on déjà parler d’une troisième génération ? Si Olivia et Fabien ont tous deux des enfants, ils entendent les élever comme leurs parents l’ont fait. Sans les forcer ou les influencer. S’ils viennent à la coiffure, cela se fera aussi naturellement et avec plaisir !

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