Denis Holbecq revient sur « Cauchemar chez le Coiffeur »

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Après avoir passé une soirée « cauchemardesque » lors de la diffusion du premier numéro de l’émission de M6, je n’ai pas voulu tenter le diable au risque de passer une mauvaise soirée devant mon écran de télévision, je savais qu’une sortie entre amis me serait bien plus divertissante.

 

J’ai bien eu du mal à trouver la motivation pour regarder le deuxième numéro, mais en me forçant un peu, j’y suis arrivé. Lundi matin, les cheveux en bataille, bien loti dans mon jogging, un mug de bon café pour me donner du courage, et hop ! j’appuie sur le bouton ! (les écouteurs sur les oreilles pour ne pas mettre tout le monde de mauvaise humeur dans la maison…).

 

 

Avance rapide pour m’épargner le générique…

Et là, agression auditive ! Les cris de Sarah Guetta m’éclatent les tympans, à 8 heures du mat, ça réveille. En même temps, à sa place, j’aurais eu l’impression d’être dans un train fantôme…

Gratiné le salon de coiffure ! La palme du moche ! La production a fait très fort pour bien pourrir l’image de notre métier, ils sont prêts à tout, mais pas prêts pour le meilleur.

Un jeu d’acteur trop poussé  pour Sarah Guetta qui a enfin trouvé son gimmick, NO WAY ! et en hurlant, c’est tellement mieux pour mettre les membres de l’équipe en confiance, à grands coups de critiques castratrices sans essayer de connaître les vraies raisons de ce chaos. On n’utilise même pas l’indulgence, cela servirait à quoi ?

Visiblement la bonne méthode, c’est de considérer ces personnes comme des enfants de 5 ans, est-ce tellement plus valorisant ? Pitoyable !

 

No-Way

 

Les bacs, no way ! Les perruques, no way ! La vitrine, no way ! Les capes de coupe, no way ! La déco, no way ! La douchette, no way ! La machine à laver, no way ! La cuvette des toilettes, no way ! L’évier, no way ! Bon, je m’arrête là, on a notre paquet de dix…

 

On sait bien que pour être entendu, il faut parler bas. Un coach n’est pas recruté pour disputer, mais pour accompagner. Il doit observer, constater et conseiller, il doit avoir de la considération pour les personnes qui demandent son aide dans des périodes difficiles et ne pas dénigrer une personne devant les autres, encore moins critiquer la personnalité d’un manager devant ses collaborateurs.

 

La manager de ce salon le dit elle-même : elle se sent jugée, agressée, dévalorisée et vexée, ce n’est pas la méthode que l’on apprend d’une formation de coach, eh oui c’est un métier !

 

 

Sarah Guetta m’aurait-elle entendu ? Une bonne démarche avec le stérilisateur… Très bien, on responsabilise, on explique, on fait prendre conscience des risques, on a un comportement pédagogique et formateur. Il aurait fallu adopter cette méthode dès le début de la mission de coaching sur tous les points relevés, d’autant plus que le stérilisateur n’est pas responsable de l’état médiocre de ce salon, mais il faut bien un coupable, la dernière fois c’était le placard !

 

En deux teintes !

 

Non, non, je ne vais pas faire de commentaires sur la couleur bleue et rose de la cliente perroquet ! C’était sûrement une demande de la production pour bien ridiculiser notre métier !

 

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En deux teintes, parce que le ton change brutalement, finie la pièce de théâtre, on entre dans le réel. On essaie de comprendre les raisons de cette situation, le manque de communication, le laisser-aller, la perte de confiance en soi, le manque de considération mutuelle. Enfin on connaît les vrais éléments responsables de cette descente aux enfers, le stérilisateur va pouvoir dormir en paix, je dis bien dormir parce que tous les stérilisateurs dorment en paix dans les salons de coiffure.

 

Mais comme à chaque fois, tout est bien qui finit bien ! Ou presque… Cette émission n’intéresse pas le grand public ni les coiffeurs, parce qu’elle n’est pas intéressante.

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