Coiffer ceux en difficultés : le pari de Franz Jakob

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La journée est longue pour nous tous, coiffeurs. Mais le soir, c’est le moment le plus important pour ce coiffeur basé au Canada, à Rouyn-Noranda. Il consacre le soir, le moment où son salon est le plus calme, à ses clients ayant besoin d’une attention toute particulière et de calme. Franz Jacob est ce héros de la vie quotidienne, dont la photo a été partagée des milliers de fois sur Facebookimgur et Reddit.

 

 

Il a touché les réseaux sociaux avec une photo de lui allongé à même le sol coiffant un enfant

 

Mais quelle est sa méthode ? En tous cas, elle nécessite beaucoup de patience.

Franz Jakob le dit « Je finis toujours au sol ».

Cet homme à la carrure massive et la barbe bien entretenue explique qu’il consacre les heures les plus calmes de son barbershop à ses clients ayant le plus besoin de lui, dont les enfants autistes.

Une coupe à un jeune autiste peut lui prendre jusqu’à une heure et demie : beaucoup d’enfants ne peuvent pas rester en place, se baladent dans le salon.

Il faut trouver un moyen de les contenir le temps de la coupe : bonbons, musique…

Mais c’est aussi s’adapter dans diverses positions : certains tiennent à rester debout, allongés par terre, sur les genoux de leur maman…

 

Une humilité déconcertante, et aucune discrimination dans son salon de coiffure

 

Ce « héros de tous les jours » enlève un réel fardeau des épaules des parents d’enfants autistes.

Mais Franz Jakob reste humble « C’est du service à la clientèle, je ne fais aucune distinction ». « Je suis simplement proche de mes clients, c’est beaucoup d’amour ».

Une attitude qui a ravi la mère du jeune enfant sur la photo, Wyatt, dont les besoins sont particuliers : hyposensible et hypersensible, la coupe peut parfois être une vraie torture pour lui.

Avec ce barbier si attentionné, elle n’a pas pu s’empêcher de partager le moment.

 

Un fort lien social retrouvé avec sa clientèle venant de tous les horizons

 

Franz Jakob ne rejette personne : patients en phase terminale, détenus sortant de prison, militaires retraités… toute cette clientèle « atypique » trouve son compte ici. Il les écoute, favorisant la discussion pour que ses clients se détendent et s’ouvrent à lui.

Franz Jacob, par sa démarche altruiste nous rappelle le corps de notre métier : le lien social allié à la technique.

« C’est un côté que les gens ne voient pas. Je fais des autistes, mais je fais aussi des gens en phase terminale. Ce sont toujours des moments remplis d’émotions, mais que les gens puissent voir cet aspect du travail, c’est rare. »

 

Inspirés ? Vous aussi vous avez des clients avec des besoins particuliers ? Dites nous tout !

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