Biblond Hair Trends : Conseils de pro pour réaliser une bonne photo de couverture

© Daniel Pister
© Daniel Pister
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Besoin d’astuces pour réaliser les visuels de votre dossier de candidature ? Lisez les conseils de Daniel Pister et de Mario Epanya pour remporter le prochain Biblond Hair Trends.

 

1# Y a-t-il des cadrages, des positions à privilégier ?

 

DANIEL : Tout à fait. Si l’on espère faire une couverture de magazine, il est judicieux de cadrer la photo serrée sur le visage et la coiffure en évitant de couper dans les cheveux. En cadrant la photo, il faut également penser que le magazine a besoin de zones pour y adjoindre du texte : le logo du magazine, les titres… C’est pour cette raison qu’il faut laisser de l’espace de fond au-dessus du coiffage ainsi que sur au moins un côté de la photo.

Concernant les positions à prendre par le mannequin, cela dépend surtout de la coiffure. C’est justement là qu’intervient le regard du photographe. Un coiffage est comme une fleur, les photos n’étant pas en 3D, il faut mettre en avant la principale particularité de la coupe de cheveux. Par exemple, sur un carré droit, une posture du visage de 3/4 sera privilégiée. Sur une coupe asymétrique, il faut privilégier une prise de face. Le profil est appréciable pour des photos de chignons. Un côté du chignon est toujours mieux réalisé que l’autre. Quoi qu’il en soit, le photographe doit toujours expliquer son choix au coiffeur. L’œil du lecteur doit toujours être attiré principalement par la coiffure.

 

MARIO : Tout dépend de ce qu’on a envie de mettre en avant. Pour une coupe ou une coloration, personnellement j’opterais pour des cadrages en plan serré (détail) pour la texture, la brillance, et en plongée ou contre-plongée pour mettre l’accent sur la structure d’une coupe.

 

 

2# Que faut-il faire pour avoir un éclairage qui mette en valeur les coiffures ? 

DANIEL : Je vois très régulièrement des photos de coiffures qui me font plus penser à des publicités maquillage. La coiffure doit être éclairée. On ne doit pas voir d’abord le maquillage, les vêtements ou le mannequin. On peut jouer avec de petites ombres dans les cheveux, mais sans en abuser. Le plus important dans chaque photo de coiffure est de rester lisible au premier coup d’œil. Il faut toujours mettre en avant la principale particularité de la coiffure et de la couleur. Si l’on estime en voir suffisamment, on peut jouer avec les ombres dans les cheveux, sinon il faut éclairer intégralement le coiffage.

 

MARIO : Pour apporter de la profondeur au visuel, il faut prévoir au minimum trois sources de lumière. Ce sont elles qui vont apporter du volume, de la brillance, de la structure et de la texture. Des fondamentaux pour un visuel de coiffure réussi, selon moi. Il faut aussi des bouts de miroirs, beaucoup de réflecteurs blancs, argentés, dorés ou noirs pour bloquer ou absorber la lumière à des zones bien particulières de la photo. Ensuite, c’est le côté créatif qui fera le reste.

 

 

3# Beaucoup de coiffeurs retouchent eux-mêmes leurs photos, mais ils n’arrivent pas forcément à un résultat concluant. Comment l’expliquez-vous ?

 

DANIEL : La retouche est un métier à part et en devient un art. La retouche des cheveux est la plus difficile à réaliser. Si c’est mal fait, cela détruit intégralement le résultat. Une retouche bien faite est une retouche invisible pour un coiffeur comme pour un lecteur. Comme c’est un travail délicat, certains photographes délèguent la partie retouche tant elle est difficile lorsque l’on veut un résultat parfait.

Un conseil : une photo ne doit jamais être trop retouchée. Comme je le dis toujours, la retouche n’est là que pour parfaire une bonne base et non pas pour transformer une réalité. Sinon, cela se voit au premier coup d’œil. Le photographe, lui, visualise dans sa tête la photo finale avant même de l’avoir retouchée.

Pendant un shooting, il faut bien ordonner toutes les mèches qui composent le coiffage. Évitez que les petits cheveux encombrent le front et les joues du mannequin. Trop de retouches de cheveux se voient au niveau du front car on oublie de donner un dernier petit coup de peigne à queue.

 

MARIO : Si on n’a pas une formation de retoucheur à la base, il faut éviter de tripoter ses visuels. On détruit les pixels, le résultat laisse à désirer et personne n’est content…

À mes débuts, je me suis amusé à le faire, mais j’ai vite compris qu’il fallait faire appel à un retoucheur professionnel. À chacun son métier. Avec le temps, j’ai appris que, pour retoucher une photo, il faut séparer la texture et les couleurs grâce une opération assez complexe sur Photoshop pour un résultat subtil et naturel, et aussi une façon assez mystérieuse de gérer colorimétrie et netteté, dont seuls les retoucheurs pros ont le secret.

Donc, allez sur des sites spécialisés comme Modelmayhem.com ou Book.fr pour en trouver des bons.

 

 

La rédaction vous montre en images des travaux réalisés par nos deux photographes

 

1) DANIEL PISTER POUR MAISON GERARD LAURENT : visuel pour le concours Biblond Hair Trends hiver 2016 sur le thème « Tresses et attaches », arrivé dans le top 10 des finalistes de la rédaction.

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2) MARIO EPANYA POUR LA COUVERTURE DU BIBLOND 54

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Coiffure : Aminatata Paris

Maquillage : Iman Cosmetics France

Modèle : Ismaly Céline Ouedy

Photographe : Mario Epanya

Retouches : Bihn

 

4# Un dernier mot pour nos lecteurs ?

DANIEL : Une photo puissante n’est ni le travail du photographe ni celui du coiffeur, de la maquilleuse ou du mannequin. C’est vraiment le travail d’une équipe artistique entière. D’où l’intérêt de savoir s’entourer de personnes professionnelles et de ne pas rester seul dans son coin.

 

 

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© Daniel Pister

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