Au CREUX de la coiffure N°9 : Se former et s’informer, les clés de l’ouverture d’un salon

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Je vous lis souvent sur les réseaux sociaux dans un esprit de lamentation et d’insurrection face au stage d’informations obligatoire que vous devez faire auprès des chambres de métiers pour pouvoir vous installer ! Ben oui, franchement, nous les coiffeurs on n’en a pas besoin !

 

Tout ce qui est important, c’est d’être le meilleur pour faire des colorations, d’être le roi des tie and dye, d’être le champion du monde des ciseaux. Alors profitons de la tendance : révoltons-nous, manifestons, sortons nos tablettes techniques et nos sèche-cheveux et allons, nous aussi, manifester dans les rues face à ce stage stupide et inutile !

 

Sauf que…

… sauf que, demain, quand vous ouvrirez votre salon de coiffure, que vous soyez le meilleur des artistes, le plus fort des coloristes : on n’en a « rien à foutre» !

 

Ce n’est plus ce que l’on vous demande ! Mais d’être des chefs d’entreprises… Et quand je discerne dans de nombreux regards l’électroencéphalogramme plat de votre cerveau face à la lecture d’un bilan, je suis loin de penser que ce genre de formation vous soit complètement inutile !

 

 

Etre coiffeur patron, c’est bien, être patron coiffeur, c’est mieux !

 

Vous avez la chance de pouvoir vous faire accompagner lors de la création de votre entreprise par divers organismes en France : CCI (Chambre de commerce et d’industrie), APCE (Agence pour la création d’entreprises), BGE, et bien d’autres !

Alors, pourquoi vous en priver sous prétexte que ça n’aborde pas les dernières techniques de coupes ou de couleurs et balayages à la mode ?

Dans ces centres d’accompagnement, vous trouverez des conseils, un appui et, surtout, une aide pour monter vos dossiers et préparer vos prévisionnels. Alors, pourquoi vous en priver tant que vous en avez le temps ?

Pour ma part, et pour aborder un cas concret, je vous parlerai du stage de formation (et non d’information) que nous offre la BGE de Champagne-Ardenne lors de la création des entreprises.

Nous avons le LUXE (et je pèse bien le mot « luxe ») de bénéficier d’une formation de qualité, hautement utile à la phase de création d’entreprise et, surtout, à l’ouverture d’esprit aux fonctions de chef d’entreprise.

 

Ce stage, hautement dispensé par Fatima DUPONT (ça ne fait pas de mal de citer de temps en temps les gens qui œuvrent dans l’ombre pour accompagner les chefs d’entreprises), nous donne vraiment les clés de l’entrepreneuriat, et ce n’est pas une simple semaine d’information que l’on subit, affalé sur une table en baillant toutes les dix minutes, mais une formation qualifiante comportant :

 

  • Formation aux outils financiers : 23 heures
  • Formation aux aspects juridiques : 13 heures
  • Formation à votre étude de marché : 20 heures
  • Formation aux obligations comptables : 23 heures
  • Formation au logiciel de comptabilité : 7 heures
  • Formation à la bureautique : 14 heures
  • Formation au marketing : 10 heures
  • Formation aux techniques commerciales de vente : 14 heures
  • Formation à l’embauche : 7 heures
  • Formation à la création de votre site Internet : 20 heures

 

 

Soit 151 heures de réelle formation, ponctuées d’interventions d’intervenants extérieurs comme :

  • Urssaf
  • RSI
  • Expert-comptable
  • Banquier
  • Assureur

 

Et ce sont toutes ces connaissances que vous accumulerez en amont de votre ouverture (car il ne faut pas se voiler la face, une fois que vous serez installé, ce n’est pas vers ce genre de formations que vous vous orienterez, hélas) qui feront de vous de véritables chefs d’entreprise, capables d’appréhender autrement vos obligations de patron coiffeur.

Des Fatima DUPONT vous en rencontrerez dans toutes les régions, ne vous privez pas de leur savoirs ni de leurs connaissances.

Faites-vous accompagner et ne voyez plus vos stages comme une obligation, mais comme une chance et une passation des clés de votre réussite !

Certes, je conçois bien que ces formations ne feront pas de vous des experts-comptables ni des commissaires aux comptes, mais au moins ça peut déjà vous éviter de vous déclarer en mort cérébrale à la simple vue de vos futurs bilans comptables et, surtout, de mieux comprendre les obligations requises en tant que chef d’entreprise.

 

Christophe CREUX
2C2C-Consulting®

 

 

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