Adeline Henriot, la coiffeuse battante face à la sclérose en plaques

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Elle s’appelle Adeline, elle possède son salon de coiffure “Coté’court” à Bligny-Lès-Beaune et elle a une pêche d’enfer ! Découvrez cette coiffeuse qui souffre de cette maladie dont on parle si peu.

 

Portrait d’une coiffeuse face à sa maladie, la sclérose en plaques

Comme beaucoup d’entre nous, elle a fait un CAP en apprentissage CAP : au CFA Lanou (21), puis elle fut apprentie dans un salon de coiffure à Chevigny St Sauveur.

Puis vient le BP, elle se forme dans un salon de coiffure à Dijon, où elle fut coiffeuse puis responsable à seulement 20 ans : elle y restera pendant 7 ans.

Quelle est cette maladie, la sclérose en plaques ?

 

C’est à seulement 24 ans que sa sclérose en plaques se réveille, déclenchée par sa maternité.

 

Maladie méconnue, présentons la rapidement

C’est une maladie inflammatoire qui attaque le système nerveux central, dont la cause est inexpliquée et peut s’aggraver, au fil des symptômes et rechutes. Elle touche en particulier nerfs optiques, cerveau et moelle épinière, les conséquences vont des troubles moteurs à la paralysie complète d’une partie du corps. Elle touche 2 à 3 fois plus les femmes de 20 à 40 ans.

 

Revenons à Adeline, qui enchaîne les traitements et galères : en février, son visage se paralyse, une batterie d’examens et d’IRM suit : le diagnostic est clair, sa sclérose en plaques et une maladie active.

Toutes les semaines, pendant 3 ans, elle devra suivre un traitement en piqûres.

Elle aura d’autres crises, qui la paralysent du côté gauche, puis juste de la jambe.

 

Une seule question lui reste en tête : comment continuer mon activité dans un salon de coiffure ?

 

Très active et motivée, une fois les crises passées, elle ouvre son salon de coiffure avec son mari, totalement équipé selon ses besoins très spécifiques, car elle a du mal à tenir debout sans béquille :

Le sol est parfaitement lisse, le laboratoire est aménagé, avec des rampes pour handicapés inclinées à 5°, des fauteuils de coupe adaptés avec dossier, toilettes équipées et surtout : pas de marches !

Elle peut encore rester debout, mais la moindre régularité la fait perdre son équilibre, mais elle lutte et travaille principalement assise dans un fauteuil spécifique.

Bien avant la loi, son équipement spécifique a un coût : elle autofinance complètement son salon de coiffure, car les banques ne veulent pas d’elle, tout comme les assurances… en effet, elle se heurte a un réel soucis : sa maladie la discrimine auprès de tels organismes.

Ainsi, elle n’a pas d’assurance, le RSI au minimum et elle attend de voir la réforme de la sécurité sociale au 1er janvier

 

Une apprentie pour l’aider au salon de coiffure et une devise inspirante qui lui permet de tenir bon

 

Adeline a recruté depuis le 1er octobre une apprentie, Mélinda. Comme elle le décrit, c’est un réel échange : elle lui apprend la coiffure, et elle l’aide dans ses tâches quotidiennes. 

Ce sera sa 12 ème apprentie, elle obtient ainsi son diplôme de formatrice experte !

 

Comment garde-t-elle sa motivation ?

 

Elle a une devise :

« Je me réjouis de ce que j’arrive encore à faire, plutôt que de m’apitoyer sur ce que je ne peux plus faire »

 

Adeline est une réelle source d’inspiration. Et vous, qu’en pensez vous ?

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